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Le patronat le plus réactionnaire et borné d'Europe ...
L'UMP, relais "naturel' de ses demandes, étant occupée à régler ses comptes, le
Medef passe à l'attaque. Il réclame
l'application de la TVA sociale et
l'extension de la
rupture conventionnelle ... collective !
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Laurence Parisot, sa présidente, à titre personnel -mais largement soutenue par le patronat français- n'a jamais fait mystère de son choix politique en faveur de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle. On comprend aisément pourquoi : la défaite de son
champion a anéanti 5 années de lobbying patronal, qui devaient aboutir à la
précarisation généralisée des salariés. A quelques jours de la
conférence sociale des 9 et 10 juillet, la présidente du Medef vient de faire connaître les propositions de l'Organisation patronale, qu'on pourrait résumer par : Faire payer aux seuls salariés la compétitivité des entreprises françaises.
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En remettant sur la table la TVA sociale, le Medef relance une de ses vieilles lunes : transférer les
cotisations sociales vers l'impôt. 30 milliards, d'après l'estimation basse du syndicat patronal !
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En cherchant à faire supporter par les salariés la baisse
des cotisations patronales par l'augmentation de la TVA, l'objectif du patronat est évident : La compétitivité (ou peut-être aussi : l'amélioration de la
rentabilité et des revenus des actionnaires et cadres dirigeants), par la
précarisation globale des salariés ! Tout un programme !
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Probablement par
pudeur, le Medef n'utilise jamais le mot
"précarisation". Il lui préfère les termes de « réforme du marché du
travail » et de « flexibilité ». Laurence Parisot revient à la charge avec le concept de
"flexisécurité", qui
consiste à pouvoir se séparer à moindre coût des salariés, pour mieux
les confier à l'état, qui aurait la charge de les "recycler".
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Mais
Laurence Parisot innove : «
En 2008, nous avons fait un grand pas en matière de flexi-sécurité avec l'invention de la "rupture conventionnelle" (...)
Il faut inventer quelque chose d'équivalent sur le plan collectif,
c'est-à-dire dans l'hypothèse où une entreprise doit faire des
ajustements d'effectifs ou des restructurations (...) »
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Par "rupture (soi-disant)
conventionnelle" il faut entendre, dans la "terminologie du Medef : se
séparer des salariés sans avoir à à trouver de motif ! Toutes les pressions et menaces sont possibles ... et le patronat ne s'en prive pas !
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Sans oublier que l'application de cette technique du "divorce à l'amiable" à permis de mettre en « pré retraite », un grand nombre de salariés âgés, transférant ainsi la charge de leurs emplois, de l'Entreprise vers l'UNEDIC et la collectivité nationale ! Quant aux autres salariés, à part fréquenter
les locaux de Pôle Emploi, ils se demandent toujours ce que leur a
apporté la flexisécurité !
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En 2008, Laurence Parisot affirmait avec
enthousiasme : «
Ce concept de séparabilité représente un acquis majeur pour tous. C'est
une vraie bonne nouvelle pour l'embauche en France qui ainsi se
modernise et se dynamise. Il marque aussi un progrès souhaitable vers
l'égalité entre l'employeur et l'employé ».
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Aujourd'hui, les "ruptures conventionnelles" représentent
11% des motifs de rupture de CDI ... Autant de procédures évitant aux employeurs de devoir assumer leurs
obligations légales dans le cadre d'un plan
de sauvegarde de l'emploi (plan social) :
l'accompagnement des salariés frappés par un licenciement économique.
En clair, fin du casse tête pour les DRH et surtout, une
très
belle économie pour les entreprises et leurs actionnaires.
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En quelque sorte, l'apothéose ultime de la
phrase de Laurence Parisot :
"La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?"
Voilà, en résumé, la vision de la
compétitivité, que Laurence
Parisot défendra, lors de la
conférence sociale des 9 et 10 juillet.
A
moins qu'elle n'ait gardé sous le coude quelques autres idées ... toutes
aussi généreuses ?
(Source syndicale)