
La mémoire courte …
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.« L’Amicale » des anciens maires adjoints de Pierre Morange, regroupés au sein de l’Association : « Ensemble et unis pour Chambourcy » se félicite, dans son tract d’octobre 2007, du bilan de l’état des finances municipales dressé dans celui de septembre 2007.
Amnésie inquiétante, qu’un rappel historique de la réalité de ces dernières années ne peut qu’aider à combattre.
Les socialistes de Chambourct ont toujours considéré que la volonté de maintenir le taux d’imposition local au plus bas possible, qui a
tenu lieu de programme à toutes les listes de Droite depuis 20 ans, (Y compris lorsque Pierre Emile Renard, aujourd’hui Vice Président d’Ensemble et unis pour Chambourcy, était 1er adjoint chargé des finances de Pierre Morange!) était
dangereuse et anti-sociale (Ce fut le thème central de leur campagne municipale de 1995).
L’important n’est pas la pression fiscale en soi, mais
qui la supporte, et le
choix des investissements qu’elle est destinée à financer.
Ainsi, Chambourcy,
une des communes les plus riches du département, s’est contentée, pendant des années, de
«gérer au minimum», par faute d’une insuffisance de ressources, consécutive à la
politique fiscale de la Droite au pouvoir. Ce qui devait arriver ...
En 2003, les finances locales ont été incapables de supporter l’augmentation des charges courantes et les transferts budgétaires vers les collectivités locales imposés
par le Gouvernement Raffarin pour «financer» la baisse des impôts des Français les plus riches (déjà) !
D’autant que
pesait toujours sur le budget communal le solde d’investissements indispensables … mais lourds, comme la construction du
Collège et de la
Crèche, et des dépenses courantes -conséquentes - en matière
d’assainissement (création d’un réseau séparatif de récupération des eaux usées - inefficace parce que l’effort de Chambourcy était isolé -, et des travaux
d’aménagement de voierie, souvent surdimensionnés).
Le Conseil Municipal,
le dos au mur, a dû voter, à l’automne 2003, une remise à niveau généralisée des impositions locales ... Mais au lieu d’imposer d’avantage les familles fortunées au bénéfice des autres (ce que réclamaient les socialistes),
Pierre Morange a choisi de supprimer l’allégement dégressif sur les valeurs locatives les plus faibles,
pénalisant prioritairement la population la moins favorisée dans des proportions souvent exorbitantes.
De ce fait :
Les familles les plus en difficultés ont dû faire face à une augmentation de la fiscalité locale
3 à 4 fois plus importante que le montant de la «prime pour l’emploi» qu’ils touchaient.
Les classes moyennes ont équilibré à peu près l’augmentation des impôts locaux avec la baisse de l’impôt sur le revenu.
Quant aux classes les plus riches de Chambourcy, elles ont très largement bénéficié de la politique fiscale menée par Jacques Chirac, Jean Pierre Raffarin et Pierre Morange : La baisse des impôts sur le revenu leur a fait faire une économie en volume particulièrement importante, 3 à 4 fois supérieure (voire plus), à l’augmentation de la fiscalité locale qui les touchait (peu !).
Aujourd’hui, certains s’agitent, dont les membres de l’Association « Ensemble et unis pour Chambourcy », qui oublient, un peu vite, qu’un de leur chef de file, Pierre Émile Renard, en tant que «ministre des finances» de Pierre Morange, est un des principaux artisans de cette politique du «moins d’impôts locaux possible » qui a conduit à la faillite. Quant à beaucoup d’autres de ses membres, maires adjoints du même Pierre Morange, ils ont voté comme un seul homme (ou femme), jusqu’en 2006, les budgets qui leur étaient présentés (ou qu’ils (elles) avaient préparés).
Pour ce qui les concernent, c’est dès le 13/11/2003, et par écrit, que les socialistes interpellaient le Député Maire de Chambourcy, en lui demandant : «d’envisager, sans plus attendre, les mesures d’aide nécessaires en faveur des camboriciens qui pourraient se trouver en difficultés financières graves, du fait de ces augmentations inconsidérées». Dans sa réponse du 19/11, Pierre Morange accédait à leur requête, et s’engageait à instituer une aide sociale pour ces familles, avec augmentation, en conséquence, du budget du CCAS.
Belle promesse qui n’a jamais été suivie d’effet : En supprimant l’allégement dégressif sur les valeurs locatives les plus faibles, et en y substituant une aide éventuelle du CCAS, Pierre Morange avait remplacé un droit par une aide sociale liée à une démarche personnelle … dont, à notre connaissance, aucun habitant de notre commune n’a bénéficié depuis 4 ans.
« Ensemble et unis pour Chambourcy » et la majorité UMP regroupée autour de Pierre Morange ont la mémoire courte ...
Pas les socialistes de Chambourcy, ni ses habitants.
Sources :
Chambourcy Socialiste n°2
Janvier 2004
(Voir « Bibliothèque » ci-contre :
« Publications Chambourcy Socialiste »)
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